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![]() zoom 1 zoom 2 Titre: Mozart chez Madame de Pompadour. Tableau de M. V. de Parédès Extr. du "Monde illustré" 1857 et 1905 Fonds du Conservatoire, Legs Imbert. ![]() zoom Médaille du bicentenaire de la mort du musicien Médaille contemporaine en nickel ou acier nickelé, diamètre 26 mm. A l'avers, scène représentant Mozart faisant le baise-main à Mme de Pompadour, avec la légende en pourtour haut "Mozart et la Marquise de Pompadour", en pourtour bas "1763, d'après Vicente de Parédès". Au revers, portrait de Mozart, avec les dates de part et d'autre, 1791 et 1991. ![]() zoom ![]() zoom |
Mozart chez Madame de Pompadour La famille de Mozart, pendant la tournée en Europe (1763-1766), arrive à Paris le 18 novembre 1763. Une visite à Versailles: Dès son arrivée à Paris, Leopold ne perdit pas de temps pour établir des contacts. Une de ses premières relations fut le baron Friedrich Melchior Grimm, un allemand qui vivait à Paris depuis 1749. Grimm, une connaissance de beaucoup dencyclopédistes et éditeur de la Correspondance littéraire, organisa plusieurs concerts où Wolfgang et Nannerl se produisirent; il organisa même leur présentation à la cour française. Grimm devint le meilleur ami de la famille et son plus efficace éditeur. Dans sa Correspondance, qui circulait sous forme de manuscrit parmi une petite élite dabonnés de toute leurope, il louait ouvertement les succès et le talent des enfants de Leopold. Sa fille, âgée de onze ans, joue du clavecin de la façon la plus brillante, elle exécute les morceaux les plus longs et les plus difficiles avec une précision impressionnante. Son frère, qui aura sept ans en février prochain, est un phénomène tellement extraordinaire quil est difficile de croire ce que lon voit avec ses propres yeux et que lon écoute avec ses propres oreilles. La Veille de Noël, les Mozart sinstallèrent à Versailles pendant deux semaines, une période assez longue pour quils prirent goût à la vie à la cour la plus célèbre dEurope. Comme on pouvait sy attendre, Leopold se montra pragmatique et remarqua surtout que toute chose était extrêmement chère. Toutefois, il trouva le temps de céder aux potins: "Madame de Pompadour est encore une belle femme . . . Elle est extrêmement altière et a encore autorité sur tout." Le couple royal invita les Mozart au dîner de la cour pour le Jour de lAn et insista pour que la famille restât debout derrière eux pendant le repas. Pour mon Wolfgang, ce fut un joli privilège de rester debout derrière la reine, de lui parler constamment, de lui tenir compagnie et de lui baiser les mains plusieurs fois, parfois en partageant les plats quelle lui passait de la table écrivit Leopold. Jétais tout à côté de lui et près du Roi... étaient ma femme et ma fille." A cette occasion, Mozart joua en présence des souverains, Louis XV lui fit don dune somme de cent vingt livres. En février , Wolfgang tomba de nouveau malade. La description de Leopold nous suggère le diagnostic dune amygdalite (streptococcal angina). Il soigna son fils avec une mixture nommée "pulvis antispasmodicus Hallensis" (salpêtre, sulfate de potassium et cinabre) qui, en seulement quatre jours, le guérit et lui donna de nouvelles énergies. Le même mois, Leopold publia deux sonates pour clavecin avec accompagnement de violon (K. 6 et 7), (Opus 1). Elles étaient dédiées à la seconde fille de Louis XV, Louise-Marie-Thérèse de Bourbon (Madame Victoire). En avril, deux autres sonates (K. 8 et 9) furent publiées avec une dédicace pour la Comtesse de Tessé, dame de compagnie de la femme du Dauphin. Ces courts morceaux, probablement remaniés par Leopold, furent les premiers travaux de Wolfgang jamais publiés. |